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FANIZANI AKUDA
WITNESS BONJISI
COLLEEN MADAMOMBE
RICHARD MTEKI
LINCOLN MUTETA
ZACHARIAH NJOBO

 

 
TALKING STONES

"Le renouveau de la sculpture contemporaine du Zimbabwe"
du 23 mars au 19 juin 2006 - Musée des Arts Derniers.

La sculpture contemporaine du Zimbabwe est un mouvement dynamique, qui, se renouvelle constamment, malgré les difficultés politiques et économiques que traverse actuellement ce pays.   

Né à la fin des années cinquante d'une expérience menée par le britannique Frank Mc Ewen (ami et promoteur de   Picasso, Henry Moore, et Matisse),   et du besoin d'expression culturelle du peuple en manque d'identité artistique, ce mouvement a été salué comme un «renouveau de l'art noir» (Le Monde).

Aujourd'hui, certains artistes du Zimbabwe (Fanizani Akuda ou Colleen Madamombe par exemple) sont mondialement reconnus.   Exposés au Musée Rodin, au MoMa de New York, à la Biennale de Venise, à la foire de Chicago, à Londres ou Paris, ces sculpteurs sur pierre ont ouvert une nouvelle voie à la sculpture contemporaine.   

L'un des facteurs prépondérants dans l'éclosion de talents aussi différents et originaux est l'absence de références artistiques ou plastiques, traditionnelles comme occidentales, permettant une liberté de formes assez rare par ailleurs en Afrique   (durant une période de sept siècles au Zimbabwe le   domaine de création   se limitait   à l'expression orale : chants, mythes, récits).     

Un autre facteur important est l'exploitation de la « Serpentine » pierre   semi-précieuse   et d'autres pierres dont le Zimbabwe possède des réserves uniques au monde. Cette roche peut avoir différentes couleurs, du noir au vert ou jaune vif, suivant son emplacement.    

Depuis quelques années, la seconde génération d'artistes zimbabwéens (présentée dans cette exposition)   tient à être présentée comme plusieurs individualités distinctes, au parcours et au style singuliers. Des sculpteurs contemporains issus d'un pays africain, le Zimbabwe, plutôt que   des sculpteurs "ethniques" (dits "Shona"). Cette nouvelle génération aborde directement des problèmes universels tels que l'engagement de la femme dans des domaines « réservés   aux hommes » (Colleen Madamombe), la difficulté du statut d'artiste contemporain en Afrique, la solidarité de la cellule familiale (Fanizani Akuda) l'échec de l'ONU au Rwanda (Tapfuma Gutsa), le Sida (Zephania Tshuma), et d'autres politiques et sociaux.   

La prise en compte de la texture de la pierre, de sa rugosité, dans un "dialogue" avec le matériau est un autre caractéristique du renouveau de ce mouvement.