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Malick Sidibé
"Les apprentis fumeurs" 1976

 

Vincent Michéa
"Série Belle Époque"

 

EXPRESSIONS AFRICAINES

Le Musée des Art Derniers s'invite au Printemps Haussmann (Printemps de l'homme) du 6 avril au 13 mai 2006

Le Musée des Arts Derniers,créé par Olivier Sultan, a pour vocation de présenter de manière permanente des artistes de tous horizons ayant pour dénominateur commun l’Afrique et un panorama de la création africaine. Sans doute une des scènes les plus intéressantes de l’art contemporain afin de mettre en avant la vitalité créatrice et les singularités d’un art en plein développement. Le Musée des Arts Derniers a ouvert un espace de qualité spécifiquement réservé à cette scène artistique et souhaite mettre à l’honneur non seulement des artistes reconnus mais aussi faire découvrir des talents prometteurs. Grâce à sa collaboration avec le Musée des Arts Derniers, le Printemps présente Malick Sidibé, le grand photographe malien et le peintre français, passionné de musique africaine, Vincent Michéa.

Malick SIDIBÉ
Découvert en 1994 aux premières rencontres de la Photographie Africaine à Bamako, Malick Sidibé est une des figures majeures de la photographie malienne. Désormais internationalement reconnu, il reçoit en 2003 à 67 ans le prix International de la Photographie décerné par la Fondation Hasselbladun prix qui a déjà récompensé les plus grands photographes de Richard Avedon, à Jeff Wall ou Cindy Sherman. Né en 1936 au Mali, Malick Sidibé est initié à la photographie par le photographe français Gérard Guillat qui fait appel à lui dans un premier temps pour décorer la devanture de son studio de photos. Ses premières photos datent de 1955, 1956 et en 1962, il crée son propre studio « le Studio Malick » qui devient très vite le lieu de rendez-vous de la jeunesse de Bamako. Malick Sidibé fixe sur ses clichés en noir et blanc la gaieté et l’authenticité de la population africaine et, plus particulièrement, de la jeunesse de Bamako entre la fin des années 50 et le début des années 70, le Bamako des années de l’Indépendance. De bals populaires en surprises parties, il est de toutes les cérémonies où la jeunesse malienne se laisse aller à sa joie et à son insouciance. Cependant, la majeure partie de l’oeuvre de Malick Sidibé est consacrée à la photographie de portraits réalisés en studio. Bien plus que le lieu de réalisation des photos, le studio de photo en Afrique est un haut lieu de la vie sociale. Empreintes d’humour, les photos de Malick Sidibé captent la légèreté qui règne à Bamako dans ces années là. Ses photos aux dégradés de noir et blanc très subtils sont simples, tendres, une pointe d’humour est toujours présente ! Tout en étant, à presque 70 ans, une des personnalités les plus importantes de l’art contemporain, Malick Sidibé reste très attaché à son studio de Bamako dans lequel il réalise toujours ses photos. Depuis 1994, date à laquelle il est remarqué aux premières Rencontres Internationales de Bamako, Malik Sidibé expose dans les plus prestigieux musées et institutions internationales, en 1995 à la Fondation Cartier ; en 1996 dans l’exposition « In/Sight : African Phtographers, 1940 to present » au Guggenheim Museum à New York ; en 2001/2002 dans l’exposition « The Short Century : Independence and Liberation Movements in Africa en 1945 - 1994 » au PS1 Contemporary à New York, à Chicago, à Berlin et à Munich.

Vincent MICHÉA
Pendant plus d’une décennie, Vincent Michéa a poussé l’auto-portrait dans ses derniers retranchements avec une énergie débordante et les connaissances acquises au fil du temps, le graphisme à l’école de Roman Cieslewiz, la photographie et la peinture à l’Ecole des Arts Graphiques de Penninghen.
L’artiste présente aujourd’hui « Belle époque », série de reproductions de pochettes de disques issues de sa collection personnelle, hommage à 40 ans de musiques populaires en Afrique noire francophone, nées dans l’effervescence des indépendances.
Pour Vincent Michéa, le Sénégal de son cœur, le Congo de ses rëves… une géographie à danser .
Au final, ce travail de peinture dévoile et raconte beaucoup plus sur les états d’âme, la vie et les amours du peintre que les séries précédentes.
(Auto) portrait encore, celui en forme de spirale de 78, 45 ou 33 tours.
Tout comme Chéri Samba a contribué à faire des enseignes publicitaires de Kinshasa des œuvres d’arts, Andy Warhol a immortalisé la soupe Campbell, Marilyn et Jackie Kennedy, Vincent Michéa, amoureux de la musqiue africaine élève à son tour Franco, Docteur Nico et autres Youssou N’Dour au rang d’icônes.
Aggrandies, recadrées, détournées, les pochettes de disques et autres vinyles sortent de l’oubli pour un dernier tour.

 
 

LES VITRINES DU BOULEVARD HAUSSMANN
8 vitrines décorées par 8 artistes du Musée des Arts Derniers