Aujourd’hui, les sculpteurs du Zimbabwe sont mondialement reconnus dans leur individualité d’artistes. Henry Munyaradzi, John Takawira, ou Nicholas Mukomberanwa, 80 ans après la découverte de l’art dit «primitif» par les artistes modernes, ouvrent une nouvelle voie à la sculpture contemporaine.  
   
Ce mouvement dynamique né à la fin de années cinquante d’une expérience menée par Frank Mc Ewen (ami et promoteur de Picasso, Henry Moore et Matisse), a été salué comme un «renouveau de l’art noir» (journal Le Monde, 1971).  
 
  Exposés à la Biennale de Venise, à la foire de Chicago, à Londres ou à Beaubourg ces sculpteurs sont des créateurs contemporains, qui présentent un défi à nos catégories. Ni «naïfs», ni «primitifs», ils entendent affirmer à l’intérieur et au-delà de leur enracinement culturel, des préoccupations esthétiques qui, à de nombreux égards, rejoignent certaines recherches de l’art occidental.